En déplacement en Polynésie Paul Néaoutyine parti apporter son soutien à Oscar Temaru dans la course à la présidentielle a profité de son séjour pour évoquer l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.
Le leader du Palika se prononce pour l’indépendance avec le soutien de l’Etat français. Et dit vouloir : “couper le cordon ombilical avec la France”
Nous tenons à réagir à cette déclaration et à affirmer que pour nous le lien entre le Nouvelle-Calédonie et la France n’a rien d’un cordon ombilical. En effet, en couvrant une grande partie de ses besoins, la Nouvelle-Calédonie n’est pas dans un lien de complète dépendance vis-à-vis de la métropole, mais dans une relation historique créatrice de notre identité partagée.
Nous ne voulons pas de la France pour son argent, nous voulons la France pour ses valeurs, pour sa grandeur. Nous avons besoin de la France, grande puissance économique, démocratique et généreuse pour nous protéger des appétits des grandes puissances non-démocratiques qui tentent d’imposer leur pouvoir autoritaire aux petits pays insulaires du Pacifique. Nous sommes pro-français !
Aujourd’hui la quasi-totalité des compétences qui gère la vie quotidienne des calédoniens est exercée en Nouvelle-Calédonie. Nous souhaitons être davantage impliqués dans l’exercice des compétences régaliennes (fonctionnaires de police ou de justice calédoniens, représentants calédoniens dans les ambassades de France en Asie-Pacifique…) mais les compétences régaliennes (Police, Justice, Défense, Monnaie, Affaires étrangères) doivent rester à l’Etat français.
Notre histoire commune avec la France remonte maintenant à plus de cent soixante ans. Des liens indéfectibles se sont créés entre nous. Ils doivent être préservés.

Le Président Pascal Vittori
Le Vice-Président Wilfrid Weiss