POURSUIVRE NOTRE HISTOIRE COMMUNE AVEC LA FRANCE

Notre histoire commune avec la France remonte maintenant à plus de cent soixante ans. Des liens indéfectibles se sont créés entre nous.

L’actualité récente nous a rappelé qu’en plus de l’indispensable participation financière annuelle de la France en faveur de la Nouvelle-Calédonie (environ 150 milliards par an), seul l’Etat français était capable en période de crise de sauver nos usines métallurgiques et donc les emplois des calédoniens qui y travaillent.

Cependant, nous voulons poursuivre notre histoire commune avec la France pour sa grandeur et non pour son argent. Nous avons besoin de la France, grande puissance économique, démocratique et généreuse pour nous protéger des appétits des grandes puissances non-démocratiques qui tentent d’imposer leur pouvoir autoritaire aux petits pays insulaires du Pacifique.

Nous sommes Loyalistes.

Aujourd’hui la quasi-totalité des compétences qui gère la vie quotidienne des calédoniens est exercée en Nouvelle-Calédonie. Nous souhaitons être davantage impliqués dans l’exercice des compétences régaliennes (fonctionnaires de police ou de justice calédoniens, représentants calédoniens dans les ambassades de France en Asie-Pacifique…) mais les compétences régaliennes (Police, Justice, Défense, Monnaie, Affaires étrangères) doivent rester à l’Etat. Notre objectif à court terme est que nous nous montrions responsables, que nous construisions pour la Nouvelle-Calédonie un avenir de paix et de prospérité dans la France et que soit établi un calendrier qui annonce clairement aux Calédoniens les étapes à venir.

Mais aussi…

LUTTER CONTRE LES ABUS DE POUVOIR

L’actuelle majorité, pour mieux servir ses intérêts, souhaite remplacer le gouvernement collégial par un gouvernement majoritaire ! Aujourd’hui nous sommes majoritaires mais demain si les indépendantistes obtenaient la majorité, dans un gouvernement majoritaire, nous serions totalement exclus du pouvoir. Il faut au contraire renforcer le fonctionnement collégial de notre gouvernement pour que les décisions se prennent dans le dialogue et dans l’intérêt des calédoniens.

Si l’accord de Nouméa nous a dotés d’un gouvernement collégial et a mis en place une élection proportionnelle dans les provinces, c’est que c’était la garantie de la paix ! C’était associer les indépendantistes minoritaires aux responsabilités. Les indépendantistes ont quitté les barrages et sont entrés dans les institutions. On est passé de la lutte armée au combat politique. Si les indépendantistes ne sont plus représentés dans les institutions, ils retourneront s’exprimer dans la rue.

Vouloir adopter un gouvernement majoritaire, est une mesure qui va à l’encontre du renouvellement en politique qui est tellement important pour l’efficacité afin d’éviter les abus de pouvoir (contrôle des associations, des syndicats, des médias au service d’une personne ou d’un parti politique), pour éviter les détournements d’argent parce que nous savons que c’est lorsque des personnes restent trop longtemps sur un même poste que naissent les abus de pouvoir. Il faut au contraire encourager le renouvellement de la classe politique.

Enfin, vouloir adopter un gouvernement majoritaire, est une manière dépassée de faire de la politique. Vouloir tout le pouvoir pour soi-même ou pour son parti politique, c’est aller à contre-courant de la démocratie participative mise en place dans toutes les grandes démocraties aujourd’hui. C’est aller à l’encontre des mesures mises en place pour encourager la société civile, les acteurs économiques et sociaux, les associations et enfin les individus à s’exprimer et à participer à la démocratie.